Cette situation se produit de plus en plus souvent, dans un contexte où le volume de données ne cesse de croître. Pour analyser qualitativement la donnée, un changement organisationnel est souvent identifié comme nécessaire, mais rarement déployé opérationnellement. Ce décalage entre la croissance du volume de données et la transformation de l'organisation crée de la déception dans de nombreuses structures, qui n'obtiennent pas la valeur attendue de leurs données.
Si l'image de la décision « data driven » peut sembler séduisante et très tendance, elle nous éloigne parfois d'une vision d'ensemble. Le risque est aussi qu'elle conduise à des décisions allant à l'encontre des objectifs recherchés. Certaines organisations peuvent être affectées de manière significative par la façon dont l'analyse de la donnée est pilotée. Si ce constat peut sembler exagéré, le risque est pourtant facile à percevoir au regard de ce qu'exige une exploitation qualitative de la donnée, et de la complexité du changement organisationnel nécessaire pour y parvenir.